| |  | | Décembre 2006, Vol.1, no.7 French |
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- Le cahier des charges pour l’agriculture biologique de l’Afrique de l’Est est présenté au public au cours d’une série de rencontres en lien avec l’agriculture biologique à Nairobi
- IFOAM a recruté un nouveau coordinateur pour son Bureau africain
- Discussions sur les enjeux et les défis de l’agriculture biologique au Mali dans le contexte de la crise cotonnière
- Le programme SCOPE du Zimbabwe étudie les possibilités d’une expansion régionale
- La dernière phase du programme de formation sur le développement de l’agriculture biologique sera conduite au Kenya en janvier 2007
- La gambas Bio de Madagascar doublement élue “Saveur de l’année 2007” par les consommateurs français
- La stratégie du gouvernement rwandais pour la réduction de la pauvreté se révèle favorable à l’agriculture biologique
- Le DDT risque d’endommager la réputation et le marché des produits biologiques de l’Ouganda
- IFOAM vous invite à envoyer vos articles pour le bulletin électronique Africa Organic News
- Le Nigeria a tenu sa 2ème conférence nationale sur l’agriculture biologique
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| | 1. Le cahier des charges pour l’agriculture biologique de l’Afrique de l’Est est présenté au public au cours d’une série de rencontres en lien avec l’agriculture biologique à Nairobi | | | La deuxième version provisoire du cahier des charges bio pour l’Afrique de l’Est a été présentée au public le 13 décembre à Nairobi lors du 1er forum sur les cahiers des charges biologiques jamais organisé en Afrique. Le forum a été ouvert par le Secrétaire d’état à l’Agriculture du Kenya, Dr. Wilson Songa. Le forum faisait partie d’une série d’événements en lien avec la bio en Afrique de l’Est se déroulant à Nairobi sur toute une semaine. Le cahier des charges est développé par un partenariat entre le public et le privé composé de compagnies basées en Afrique de l’Est, des bureaux des cahiers des charges gouvernementaux, des mouvements nationaux pour l’agriculture biologique et des organismes certificateurs locaux, en coopération avec la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique (IFOAM).
Le groupe de travail développant le cahier des charges est composé de représentants des bureaux nationaux, des mouvements bios nationaux et des organismes certificateurs du Kenya, de la Tanzanie, de l’Ouganda, du Burundi et du Rwanda, ainsi que des représentants du conseil de l’Afrique de l’Est pour le commerce. Plusieurs cycles de consultations multipartenaires ont déjà eu lieu, ainsi qu’un test du cahier des charges sur le terrain. Le 14 et 15 décembre, le Groupe de travail technique sur le cahier des charges régional a pris en compte les commentaires sur la deuxième version provisoire du cahier des charges reçus lors d’une consultation large des partenaires. Une partenariat innovant entre le public et le privé s’est également développé aux niveaux régional et national parmi les membres de « l’équipe pour l’agriculture biologique de l’Afrique de l’est », une équipe ouverte à tous ceux intéressés par le développement du secteur bio dans la région.
IFOAM et le groupe de travail pour le renforcement des capacités dans le commerce, l’environnement et le développement (CBTF), issu d’un partenariat entre le PNUE et la CNUCED ont organisé un atelier sur les politiques pour l’agriculture biologique en Afrique de l’est. L’atelier s’est tenu le 11 décembre et a fourni une plateforme pour le dialogue entre les acteurs impliqués dans le développement des politiques visant à promouvoir l’agriculture biologique. Des experts issus d’autres pays africains ou d’organisations internationales ont également partagé leur expérience. Parmi les ressources utilisées pour l’atelier, on peut citer La Revue du Commerce et de l´Environnement 2006 publiée par la CNUCED et les recherches menées dans le cadre du projet pour l’agriculture biologique en Afrique de l’Est mis en place par le CBTF, notamment une étude sur les bonnes pratiques pour les politiques gouvernementales en faveur de l’agriculture biologique et les résultats préliminaires de projets d’évaluation intégrée au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Ces projets d’évaluation intégrée analysent les impacts environnementaux, sociaux et économiques de différents choix de politiques.
Le forum sur les cahiers des charges, l’atelier sur les politiques et la réunion du groupe de travail technique ont fait partie d’une série d’événements sur l’agriculture biologique organisés par le CBTF et IFOAM du 10 au 16 décembre à l’hôtel Stanley à Nairobi. Parmi les autres événements, on peut citer la réunion du comité IFOAM pour les règles de base qui a inclus une session commune avec le groupe de travail technique pour discuter de l’acceptation du cahier des charges de l’Afrique de l’Est par le secteur privé international. Enfin, on peut aussi citer la réunion du groupe de conseil IFOAM pour l’Afrique. Pour plus d’informations, visitez le site Internet de l’IFOAM sur http://www.ifoam.org/partners/projects/osea.html.
| | | | | 2. IFOAM a recruté un nouveau coordinateur pour son Bureau africain | | | Hervé Bouagnimbeck commencera à travailler en tant que nouveau coordinateur du Bureau Africain pour IFOAM le 15 janvier 2007. Hervé est originaire du Cameroun et a récemment terminé l’équivalent d’un diplôme d’ingénieur en agriculture, spécialisé en agriculture biologique à l’Université de Kassel en Allemagne. Il sera basé au bureau du secrétariat général d’IFOAM à Bonn en Allemagne et travaillera pour IFOAM jusqu'à la fin 2007 et peut-être plus longtemps si IFOAM réussi à trouver les fonds nécessaires pour continuer à financer son Bureau Africain après la fin du projet actuellement financé par Hivos. Hervé parle anglais, français et allemand et est impliqué dans la bio depuis 1998. Nous lui souhaitons la bienvenue au sein du personnel de l’IFOAM et nous sommes assurés que son expérience, sa motivation et ses capacités linguistiques seront décisives pour aider IFOAM à accélérer le développement de son Bureau africain pour le bénéfice des acteurs de la bio en Afrique.
| | | | | 3. Discussions sur les enjeux et les défis de l’agriculture biologique au Mali dans le contexte de la crise cotonnière | | | Mardi 5 décembre, s’est tenue à Bougouni au Mali la 4ème rencontre « bio politique » sur le thème “La culture du coton biologique et équitable : acquis, limites, enjeux et défis”. Organisée par le Programme coton bio équitable de Helvetas-Mali et le Mouvement biologique du Mali (Mobiom), la 4ème rencontre « bio politique » a été une occasion pour les acteurs, les prestataires du secteur et les journalistes d’échanger sur les nouveaux défis et enjeux liés à l’agriculture biologique au Mali. Le samedi 18 novembre 2006, Helvetas-Mali et Mobiom avaient déjà rencontré les élus locaux des cercles de Bougouni, Yanfolila et Kolondièba, y compris les maires, les présidents des conseils de cercles, et les présidents des chambres locales d’agriculture des trois cercles.
Pour faire face à la crise sans précèdent subie par la filière cotonnière depuis une décennie, Helvetas-Mali a initié en 1998 un programme de promotion et de commercialisation du coton biologique et équitable. L’objectif est double : augmenter les revenus des producteurs de coton et protéger l’environnement. Maintenant à un an de sa dernière phase, le programme, selon le président du Mobiom, Sidi El Moctar N’guiro, a enregistré des résultats encourageants dans ses zones d’intervention : Kolondiéba, Yanfolila et Bougouni. « En fin 2005, le nombre de producteurs est passé de 174 à 1700 dont 40 % de femmes et la production est passée de 47 t à 386 t de coton graine. En plus, nous avons obtenu le certificat de conformité biologique de Ecocert international en 2002 et le certificat de commerce équitable de Fair Trade labelling organisation en 2004 », a-t-il déclaré. Le programme concerne actuellement 29 coopératives de producteurs avec une superficie totale en culture de 859 ha en coton biologique, 364 ha en sésame biologique et 122 000 pieds de karité certifiés biologiques.
Les différents partenaires de ce projet s’accordent à dire qu’avec 272 F CFA le prix du kilo au producteur contre 160 F CFA pour le coton conventionnel, le marché du coton bio est plus que porteur et peut être une porte de sortie honorable pour les 3 millions de producteurs du Mali. Le programme de promotion des filières agricoles à Helvetas Mali pense maintenant à s’engager dans la promotion d’une filière mangues et bananes biologiques au Mali. Selon Modibo Traoré de Helvetas-Mali, ce programme rentre dans la stratégie de développement d’activités alternatives pour l’amélioration des revenus des paysans face à la crise de la filière du coton conventionnel. Pour plus d’informations, contactez info@helvetas-mali.org.
| | | | | 4. Le programme SCOPE du Zimbabwe étudie les possibilités d’une expansion régionale | | | Depuis 1994, le Programme de permaculture pour les écoles et les universités (Schools & Colleges Permaculture Programme) ou Programme SCOPE a piloté et coordonné le processus intitulé ILUD (Integrated Land-Use Design en anglais, soit l’aménagement du territoire intégré) dans les écoles et les universités du Zimbabwe. L’institut zimbabwéen de la permaculture travaille en étroite collaboration avec le ministère de l’éducation dans le domaine de l’éducation environnementale. Le programme, ayant pour but de toucher l’ensemble du système éducatif zimbabwéen, fournit au personnel d’éducation, aux parents et aux étudiants les outils nécessaires pour planifier l’utilisation de la terre d’une façon durable, participative et productive. Parmi les résultats obtenus grâce à la mise en œuvre du processus ILUD au Zimbabwe, on peut citer l’augmentation de la production de fruits, légumes et aromates biologiques, l’augmentation de la biodiversité, la conservation des eaux et des sols, l’augmentation de la teneur en matière organique des sols et l’intégration des principes écologiques dans les curriculum scolaires. De plus, en réponse à la pandémie du SIDA, le programme SCOPE a développé des jardins biologiques destinés à améliorer la nutrition des enfants désavantagés.
Compte tenu du succès de cette expérience au Zimbabwe ces 15 dernières années et en réponse à une demande de plusieurs partenaires dans la région, le programme SCOPE prévoit maintenant de partager ses acquis avec les autres pays de l’Afrique de l’est et du Sud. Dans ce but, le programme rassemble maintenant les différents acteurs régionaux intéressés au cours d’un atelier de planification stratégique sur le développement de liens régionaux pour le programme SCOPE. L’atelier se tient à Lusaka en Zambie du 17 au 21 décembre 2006. Il constitue une occasion pour les différents acteurs intéressés par ILUD de partager leurs attentes et leurs expériences. Pour plus d’informations, merci de contacter Mugove Walter Nyika, le coordinateur national du programme SCOPE au Zimbabwe, à scope@ecoweb.co.zw.
| | | | | 5. La dernière phase du programme de formation sur le développement de l’agriculture biologique sera conduite au Kenya en janvier 2007 | | | Le programme de formation sur le développement de l’agriculture biologique fournit des connaissances théoriques et pratiques sur les sujets importants pour le développement de l’agriculture biologique dans les pays en voie de développement. Le programme est organisé par Grolink, un cabinet de consultants basé en Suède, et comprend des cours, des travaux de groupe, des séminaires et des visites de terrain pour couvrir les différents thèmes en lien avec l’agriculture biologique. Tous les participants au programme de formation doivent écrire un plan de développement décrivant comment eux-mêmes et leur organisation d’attache peuvent contribuer au développement d’une agriculture durable dans leurs régions respectives. Le programme est financé par l’Agence suédoise de coopération pour le développement international (SIDA), avec l’objectif de former les personnes qui joueront un rôle important dans le développement du secteur biologique dans leur pays d’origine.
Grolink a noté un intérêt impressionnant pour le programme de formation en 2006, avec 200 candidats africains à partir desquels 25 personnes ont été retenues. Le programme a démarré en Juillet - Août 2006 à Uddeholm dans le Värmland en suède. Les participants ont collecté des données sur la situation de l’agriculture biologique dans leur pays en préparation au cours de formation. Pendant les 3 semaines de formation en Juillet – Août, les participants ont suivi des cours, ont participé à des travaux de groupe et ont visité des fermes biologiques et des entreprises du secteur. Le soir, les participants devaient continuer à travailler sur leur plan de développement. Apres la période intensive de formation en suède, les participants sont retournés dans leurs pays d’origine et continuent à travailler sur leur plan de développement et si possible commencent déjà à le mettre en oeuvre. La dernière phase de la formation aura lieu au Kenya du 9 au 22 janvier.
Le programme alterne les groupes cible d’une année sur l’autre entre l’Asie et l’Afrique. L’année prochaine, le programme sera donc ouvert seulement aux participants originaires d’Asie, mais en 2008, le programme sera une nouvelle fois réservé aux participants africains. Pour plus d’informations, visitez le site web www.grolink.se (en anglais seulement) ou contactez doa@grolink.se.
| | | | | 6. La gambas Bio de Madagascar doublement élue “Saveur de l’année 2007” par les consommateurs français | | | La gambas Bio de Madagascar vient d’être doublement élue “Saveur de l’année 2007” par les consommateurs français. Ces Gambas Bio, élevées sur le site de l’Anka-rana (Nord-ouest de l’île) par Oso, la division agro-alimentaire du groupe Socota, ont raflé la meilleure place en matière de crevettes. Ce qui leur a valu la grande récompense “Saveur de l’année 2007”. Dans la catégorie “crustacés” d’une part, où pour la deuxième année consécutive, Oso a été élue “Saveur de l’Année 2007” rétribuant ainsi une gambas exceptionnelle par sa texture, son goût, et sa couleur rouge orangée. Cette gambas bio a en effet été classée par les consommateurs français dans les Top 10 des meilleurs produits de l’année, toutes catégories confondues. Comme quoi, on peut faire du bio et se retrouver au top du « haut de gamme ». Source : http://www.mediaterre.org/madagascar/actu,20061030085300.html
| | | | | 7. La stratégie du gouvernement rwandais pour la réduction de la pauvreté se révèle favorable à l’agriculture biologique | | | L’association PELUM encourage l’agriculture biologique en tant que pratique agricole parmi les plus efficaces pour garantir une nourriture de qualité pour tous et assurer aux générations futures la disponibilité d’une terre conservée et encore capable de produire cette nourriture pour la postérité. Faire la promotion de l’agriculture biologique implique de relever en permanence le défi de fournir des exemples montrant où et comment l’agriculture biologique s’est révélée bénéfique autant sur le plan économique que pour garantir une production adéquate de nourriture.
Bien avant l’apparition de l’agriculture industrielle reposant sur les engrais chimiques, l’agriculture était biologique, et même si les exemples de succès en matière de productivité en agriculture biologique sont nombreux, il existe un besoin pour des programmes nationaux intégrant l’agriculture biologique comme stratégie nationale. Récemment, le gouvernement du Rwanda a adopté sa stratégie de réduction de la pauvreté des ménages. La stratégie est centrée sur une intervention majeure : chaque ménage devra pouvoir posséder au moins une vache d’ici 10 ans ! Quelle est l’importance et quel est l’impact prévisible de cette stratégie du point de vue de l’agriculture biologique ?
Le Rwanda est un petit pays fortement peuplé. Pendant longtemps, les paysans ont cultivé de façon trop intensive les mêmes parcelles, ce qui a résulté en un déclin de la productivité des terres. Ceci a résulté en une tendance grandissante des agriculteurs et des organisations les soutenant à promouvoir l’utilisation des engrais chimiques en tant que remède au déclin de la fertilité des sols. Cette stratégie ne s’est révélée ni efficace ni durable. Elle est citée comme l’un des facteurs principaux ayant accéléré le déclin de la fertilité des sols au Rwanda, causé une frustration importante chez les paysans et renforcé l’exode rural.
Par conséquent, dans le cas où le gouvernement et la population du Rwanda s’engageraient vraiment dans la mise en œuvre de cette stratégie, les impacts suivants peuvent être escomptés:
- Un effort accru des paysans dans la production de cultures fourragères.
- Les animaux seront probablement en grande partie élevés en zéro pâturage à cause de la disponibilité limitée des aires de pâturage.
- Au moins 2 millions de ménages seront propriétaires d’un total d’environ 2 millions de vaches élevées en zéro pâturage.
- Chaque jour des tonnes de fumier seront produites à partir de la bouse de vache.
- Le fumier, outre ses autres utilisations telles que le biogaz, sera incorporé dans les parcelles agricoles pour booster la fertilité des sols.
- Le gouvernement espère qu’une fois que les premiers bénéfices de la stratégie se feront ressentir, le pays verra une amélioration irréversible des moyens d’existence qui se répercutera également sur d’autres secteurs.
- Plus de lait sera produit et consommé.
- La population retrouvera sa dignité du fait qu’au Rwanda, comme dans beaucoup de pays de la région, le fait de posséder un animal est considéré comme un symbole de statut social.
- D’autres activités économiques telles que la transformation du lait et de la viande deviendront des options viables.
L’association PELUM Rwanda a été parmi les premières organisations à applaudir cette stratégie et à se l’approprier. En août 2006, PELUM a organisé et supporté financièrement des paysans pour se rendre en Ouganda accompagnés de 5 membres de PELUM en voyage d’études sur l’agriculture biologique et durable. De retour au Rwanda, les paysans, soutenu par DUHAMIC, un membre de PELUM, ont décidé d’arrêter l’utilisation des engrais chimiques et de revenir à une agriculture biologique. Ces paysans possédant en commun un magasin d’engrais chimiques ont décidé de le fermer et de démarrer à la place un système de soutien mutuel pour l’achat rapide de vaches. D’après le porte-parole de l’association des petits paysans du Rwanda, M. Ndolimana, cette stratégie aidera les membres de son association à acquérir des animaux qui permettront aux paysans de nourrir le sol et d’accroître sa fertilité. Contact : Joseph Ssuuna (PELUM) à jssuuna@pelum.org.zm.
| | | | | 8. Le DDT risque d’endommager la réputation et le marché des produits biologiques de l’Ouganda | | | Dans le cadre d’un effort de control du paludisme, le gouvernement ougandais envisage de réintroduire le DDT. Les agriculteurs et les exportateurs de l’Ouganda sont inquiets de cette mesure car elle risque d’avoir un impact négatif sur les exportations de produits tels que le poisson, les légumes, le coton et le café constituant actuellement une partie importante des sources de revenu pour de nombreux petits producteurs. Même si le gouvernement soutient qu’il prévoit d’utiliser un programme de pulvérisation d’insecticide à l’intérieur des habitations, ce système n’offre pas de garantie certaine qu’il n’y aura pas de fuites dans l’environnement et donc dans la chaîne alimentaire.
L’Agence nationale ougandaise de gestion de l’environnement (NEMA) a conduit une étude environnementale et produit un rapport d’évaluation de l’impact qui a été présenté lors d’une session publique. Lors de cette session publique du 21 Novembre 2006, le mouvement national ougandais pour l’agriculture biologique (Nogamu) et ses représentants des filières cotonnière, maraîchère, poissonnière et du café ont présenté les alternatives durables envisageables et les implications de la pulvérisation de DDT pour la filière biologique. Cependant, au cours de la même réunion, le lobby pro DDT, soutenu par les fonctionnaires du ministère de la santé ont donné l’impression que l’affaire est conclue : c’est le DDT ou la mort.
Dans le numéro du 11 décembre du quotidien le Daily Monitor (l’un des 2 journaux les plus lus en Ouganda), le responsable public de la santé du district de Kanungu, Dr. Ssebude Stephen a appelé la population à participer à un exercice de pulvérisation de DDT qui a déjà commencé. Kanungun est l’une des régions ou l’agriculture biologique s’est développée. Connaissant la façon dont les choses se passent en Ouganda, il semble évident que le gouvernement a une forte volonté politique de mettre en place le programme de pulvérisation dans le pays avant même que l’agence nationale de gestion de l’environnement annonce sa position finale sur la question. Si ce programme doit être mis en place, le secteur biologique devra préparer un plan d’action pour contrer les risques, ce qui aura une répercussion sur les coûts de production et d’exportation. Pour plus d’informations, merci de contacter Jackline Kabahinda de Nogamu à jkabahinda@nogamu.org.ug.
| | | | | 9. IFOAM vous invite à envoyer vos articles pour le bulletin électronique Africa Organic News | | | Le présent bulletin électronique s’inscrit dans un effort de l’IFOAM de rassembler et de publier des informations pertinentes pour le secteur biologique en Afrique. Son but est de fournir tous les mois une vue d’ensemble des activités importantes en rapport avec l’agriculture biologique africaine et son développement. C’est donc un moyen de faciliter l’échange d’informations entre les acteurs de l’agriculture biologique en Afrique. Nous voulons vous encourager à envoyer vos contributions à ce bulletin d’information. Un nouveau projet sur l’agriculture biologique démarre dans votre région ? Votre pays organise un événement important en lien avec l’agriculture biologique ? Partagez ces informations et vos impressions avec nous en écrivant un article pour ce bulletin Africa Organic News. Le bulletin est lu par plus de 400 personnes ou organisations en Afrique et ailleurs, y compris des représentants d’associations de paysans, des employés d’ONG, des chefs de projets, des compagnies privées, des donateurs et bien d’autres. N’hésitez pas à saisir cette opportunité de faire connaître vos activités sur le plan international. Le bulletin parait tous l
| | | | | 10. Le Nigeria a tenu sa 2ème conférence nationale sur l’agriculture biologique
| | | Le mois dernier, le Nigeria a tenu sa 2ème conférence nationale sur l’agriculture biologique. L’événement s’est déroulé à la Faculté d’agriculture et de foresterie de l’université de Ibadan du 27 novembre au 1er décembre. La conférence était organisée par Organic Agriculture Projects in Tertiary Institutions in Nigeria (OAPTIN). La conférence a principalement traité du potentiel de développement de l’agriculture biologique au Nigeria. La conférence s’est déroulée comme prévue avec une bonne représentation des différents acteurs de l’agriculture biologique au Nigeria, notamment des scientifiques, des agriculteurs et des fonctionnaires. Au total, près de 150 personnes ont participé à la conférence et 90 papiers scientifiques ont été présentés. La plupart des participants étaient Nigérian mais la conférence a tout de même bénéficié de la présence de deux personnes ressources à l’international : Professor Dr. Joerg Steinbach venu d’Allemagne et Prof. Phil Harris du Royaume Uni. La conférence comprenait également une visite de terrain au cours de laquelle les participants ont pu observer la première fabrique de composte hébergée par une institution académique Nigériane (sur le site de l’université de Ibadan) et également la première ferme certifiée biologique au Nigeria - Eurobridge Farm, Odogbolu dans l’état de Ogun. Au cours de la conférence, une réunion de travail s’est tenue sur le thème du développement d’un cursus d’études sur l’agriculture biologique au sein des institutions de formation de troisième cycle au Nigeria. L’idée d’enseigner l’agriculture biologique dans les institutions de troisième cycle au Nigeria a été applaudie par les participants. A la fin de la conférence, les participants se sont vus confiés la responsabilité de développer l’agriculture biologique au Nigeria au travers de projets concrets. Pour plus d’informations, contactez Olugbenga O. AdeOluwa, Ph.D. à adeoluwaoo@yahoo.com.
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