| |  | | Octobre 2012 |
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- IFOAM appelle à un soutien aux petits producteurs se basant sur les systèmes agricoles biologiques et autres approches agro-écologiques afin de renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des systèmes alimentaires face aux changements climatiques
- Semaine d’action sur l’agriculture biologique au Burundi : Promouvoir davantage l’agriculture biologique et ses multiples bénéfices
- Poursuite du plan de formation du réseau mondial des chercheurs de l’agriculture biologique (IGORN)
- Deuxième conférence sur l’agriculture biologique en Afrique de l’Ouest : plus d’unité au sein du secteur biologique ouest-africain
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| | IFOAM appelle à un soutien aux petits producteurs se basant sur les systèmes agricoles biologiques et autres approches agro-écologiques afin de renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des systèmes alimentaires face aux changements climatiques
| | | Une forte délégation dirigée par le Président d’IFOAM Andre Leu a récemment participé aux Nations Unies à Rome (Italie) à la 39ème session du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) - la plus importante plate-forme intergouvernementale et internationale dans le domaine de la sécurité alimentaire et de la nutrition. La participation d’IFOAM à cette rencontre est particulièrement importante pour les populations vulnérables et pauvres des zones rurales d’Afrique. Elles dépendent de l’agriculture pour améliorer leurs conditions de vie, leur approvisionnement alimentaire repose sur une adaptation réussie au changement climatique et les solutions proposées pour renforcer la sécurité alimentaire en Afrique sont parfois fondées sur l’industrialisation de l'agriculture et l’intensification de l’utilisation d’intrants chimiques coûteux et importés.
Le principal résultat pour IFOAM et les autres organisations de la société civile en général a été l'adoption par le CSA du Cadre stratégique mondial pour la sécurité alimentaire et la nutrition (GSF). Le GSF sera le cadre de référence à l’échelle mondiale pour la coordination et la cohérence dans la prise de décision sur les questions alimentaires et agricoles. Il est construit sur une approche centrée sur les droits humains, les droits des femmes et la reconnaissance du rôle clef des petits producteurs, des travailleurs ruraux et du secteur alimentaire, des pêcheurs artisanaux, des éleveurs, des peuples autochtones, des paysans sans terre, des femmes et des jeunes pour garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l'humanité. Le GSF vise à catalyser les actions coordonnées et à fournir des orientations afin que soient mis en place des partenariats efficaces et des synergies à l’appui de plans et de processus conduits par les pays ou déployés à l'échelle régionale ou mondiale et conçus pour prévenir d’éventuelles crises alimentaires, éliminer la faim et concrétiser la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous les êtres humains.
Cristina Grandi, la responsable de la campagne IFOAM pour la sécurité alimentaire, a fait campagne pendant plus d’un an à la FAO, à Rome, pour que le GSF reconnaisse l’agriculture biologique et son potentiel pour améliorer la productivité et la durabilité agricole du point de vue social, économique et écologique. Le GSF reconnaît aussi que l'emploi formel de travailleurs ruraux et l'assurance d’un salaire minimum sont des éléments clé de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Les principaux utilisateurs du GSF devraient être les décideurs et les responsables politiques des pays chargés d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques et des programmes pour renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que la concrétisation progressive du droit à une alimentation adéquate. Le GSF est de ce fait un outil important pour tous les acteurs impliqués dans le renforcement de la sécurité alimentaire au niveau local, national et international.
Robert Jordan, l’Advocacy Manager d’IFOAM, a participé aux négociations du CSA sur la sécurité alimentaire et le changement climatique. Plusieurs décisions importantes pour l’Afrique ont été prises. En particulier, le CSA a demandé aux gouvernements de faciliter, le cas échéant, la participation de toutes les parties prenantes à la prise de décision et à la mise en œuvre des politiques et programmes relatifs à la sauvegarde de la sécurité alimentaire dans le contexte du changement climatique. Les mesures recommandées pour y parvenir sont les suivantes :
- créer des forums multisectoriels au niveau local, national et régional pour une plus large participation des communautés locales, des groupes les plus vulnérables et du secteur privé dans les processus décisionnels ;
- appuyer les organisations de la société civile, notamment celles représentant les populations les plus affectées par la faim, les organisations de petits producteurs et de femmes dans le domaine agricole, afin qu’elles puissent participer au processus de prise de décision et la mise en œuvre des politiques et des interventions en matière de sécurité alimentaire et de changement climatique.
Les décisions et recommandations adoptées par le CSA sont des développements importants qui peuvent faciliter l'adoption de l'agriculture biologique en Afrique et offrir de nouvelles opportunités au mouvement bio africain.
Le rapport de la 39ème session du CSA est téléchargeable sur : www.fao.org/fileadmin/user_upload/bodies/CFS_sessions/39th_Session
Afin d'éclairer les débats lors de l’évènement, IFOAM a préparé les trois documents suivants qui sont téléchargeables sur le site Internet d’IFOAM : www.ifoam.org.
- Agriculture biologique et sécurité alimentaire
- Comment l'agriculture biologique peut nourrir le monde
- Agriculture biologique et changement climatique
Ces documents peuvent également être utilisés pour continuer de plaider pour l'Alternative biologique pour l'Afrique. Par exemple, en les envoyant aux parties prenantes ciblées capables de libérer le potentiel que les systèmes agricoles écologiques peuvent offrir à l’Afrique.
| | | | | Semaine d’action sur l’agriculture biologique au Burundi : Promouvoir davantage l’agriculture biologique et ses multiples bénéfices
| | | Du 12 au 18 novembre 2012, le projet OSEA II d’IFOAM (Coopération régionale pour les cahiers des charges biologiques et le renforcement des capacités de certification en Afrique de l’Est) organise une semaine d’action sur l’agriculture biologique à Bujumbura, au Burundi.
L'événement vise à promouvoir davantage les opportunités présentées par la production et le commerce des produits biologiques avec l’objectif de renforcer la sécurité alimentaire et améliorer les modes de vie au Burundi. Le programme sera le suivant :
- 12 novembre : Atelier de sensibilisation, visite de terrain & dîner avec les représentants influents du gouvernement (ministères du commerce, de l'agriculture et de l'environnement) ;
- 13 novembre : Réunion du Comité de pilotage du projet OSEA II ;
- 14 novembre : Réunion du comité de gestion du label biologique de l’Afrique de l’Est ;
- 15 novembre : Séance de sensibilisation des représentants du secteur privé, des ONG et des donateurs sur l'agriculture biologique ;
- 16 novembre : Séance de formation sur les Systèmes de contrôle interne (SCI) et les Systèmes de garantie participatifs (SGP). Les formateurs seront Hervé Bouagnimbeck d'IFOAM et Omer Ntawe de Food for the Hungry.
- 17 novembre : Visite de terrain
L'événement offrira une excellente plate-forme d’échanges de meilleures pratiques et d'expériences relatives à la mobilisation du secteur, au développement des marchés locaux et régionaux et à l’appui du Mouvement national d’agriculture biologique du Burundi (BOAM) dans ses efforts d’intégrer l'agriculture biologique dans les politiques et les programmes nationaux de développement.
La semaine d’action sur l’agriculture biologique au Burundi s’intègre parfaitement dans les objectifs de l’Alternative biologique pour l’Afrique d’IFOAM et IFOAM se réjouit de contribuer à sa réussite.
Le projet OSEA II est mis en œuvre par IFOAM et les Mouvements nationaux d’agriculture biologique au Burundi (BOAM), au Kenya (KOAN), au Rwanda (ROAM), en Tanzanie (TOAM) et en Ouganda (NOGAMU) en étroite collaboration avec les parties prenantes du secteur biologique et les gouvernements des pays d’Afrique de l’Est. Le cabinet de consultants suédois Grolink est chargé de la gestion du projet et Gunnar Rundgren est le directeur de projet
Pour de plus amples informations sur le projet OSEA, visitez www.ifoam.org/partners/projects/osea.html
| | | | | Poursuite du plan de formation du réseau mondial des chercheurs de l’agriculture biologique (IGORN)
| | | IFOAM est en train de développer un réseau mondial des chercheurs pour coordonner et faciliter les échanges d’informations entre les différentes instituts de recherche impliqués dans la recherche sur les aliments et les systèmes agricoles biologiques.
Les objectifs du réseau sont les suivants :
- Faciliter les échanges et la collaboration entre les institutions de recherche de l’agriculture biologique et les partenaires scientifiques à travers le monde entier.
- Développer des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, le savoir, et l’innovation technologique au sein du mouvement bio à l’échelle internationale.
- Servir de plate-forme technologique globale pour l'application des résultats de recherche et leur dissémination
- Guider les prises de position d’IFOAM, se basant sur les résultats pratiques de la recherche
- Etablir les priorités de recherche en collaboration avec les membres d’IFOAM.
- Améliorer la durabilité de toute l'agriculture, se basant sur les principes de l'agriculture biologique.
- Améliorer la coopération et catalyser les partenariats pour la recherche en agriculture biologique destinés à soutenir les petits producteurs des pays en développement, réduire la pauvreté, améliorer la souveraineté alimentaire et assurer la sécurité alimentaire et les besoins nutritionnels sains par le biais des systèmes agricoles viables des points de vue écologique et social.
- Positionner IGORN comme un groupe sectoriel d’IFOAM qui représente ses adhérents impliqués dans la recherche, le développement des technologies et la dissémination des informations.
A ce stade, IFOAM souhaite dialoguer avec les organisations et les groupes intéressés à travailler avec IFOAM dans le cadre d’IGORN. Nous souhaitons continuer à travailler avec ces partenaires sur la conception d'une approche stratégique appropriée.
Pour de plus amples informations, visitez www.organic-research.org/1903.html ou contacter Dr. Brian Baker (brian.baker@fibl.org).
Vous pouvez également échanger vos points de vue et discuter des derniers sujets importants liés à la recherche en agriculture biologique à : www.organic-research.net/or-organicresearchforum.html
Il ne fait aucun doute qu’une fois mis en place, le réseau IGORN, en collaboration avec le Réseau des chercheurs de l'agriculture biologique en Afrique (NOARA), permettra de soutenir l’Alternative biologique pour l’Afrique par le biais du partage de résultats de recherche confirmant les multiples bénéfices de l'agriculture biologique et l’identification des priorités thématiques de recherche.
| | | | | Deuxième conférence sur l’agriculture biologique en Afrique de l’Ouest : plus d’unité au sein du secteur biologique ouest-africain
| | | La seconde conférence sur l’agriculture biologique en Afrique de l'Ouest s'est tenue du 10 au 13 septembre à Ibadan (Nigeria).
91 participants de 11 pays ont assisté à la conférence, y compris des représentants des gouvernements, d’ONG, du secteur privé, des universités et des instituts de recherche.
La conférence était organisée par le Réseau national nigérian d’agriculture biologique (NOAN), un membre d’IFOAM, avec le soutien financier de la Commission de l’Union africaine.
La conférence a été une excellente plate-forme pour l’échange d’expériences sur les meilleures pratiques, le commerce, les initiatives de développement et l’élaboration de politiques sur l’agriculture biologique.
La conférence a eu un certain nombre de résultats importants, tels que le lancement de l’Initiative écologique biologique d’Afrique de l’Ouest. Un comité de pilotage a été nommé pour coordonner l’initiative au niveau régional. Les membres du comité sont les suivants :
- Simplice Davo Vodouhe PABE, Bénin
- Sidi El'moctar N'Guiro, MOBIOM, Mali
- Ibrahima Seck, FENAB, Sénégal
- Olugbenga AdeOluwa, NOAN, Nigeria
- Kadidja Koné, Inades Formation, Côte d'Ivoire
- Ramatou Abdou, PFPN, Niger
- Samuel Adimado, GOAN, Ghana
- Le représentant de CNABIO (Burkina Faso) doit encore être nommé.
La 3ème conférence sur l’agriculture biologique en Afrique de l’Ouest aura lieu au Bénin en 2014.
Le lancement du comité est un résultat important des efforts continus de mise en réseau des initiatives biologiques en Afrique de l'Ouest et de leurs partenaires internationaux tels qu’IFOAM.
IFOAM est donc prête à travailler avec le Comité, l'Initiative écologique biologique africaine ainsi qu’Afronet, (African Organic Network) - la confédération réunissant et représentant toutes les parties prenantes écologiques / biologiques en Afrique dans le cadre son Alternative biologique pour l’Afrique afin de sensibiliser davantage les décideurs politiques et les autres parties prenantes sur les multiples avantages de l’agriculture biologique et faciliter son intégration dans tous les plans stratégiques et les politiques des gouvernements, de la société civile et du secteur privé, y compris le Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA).
Pour plus amples informations sur la conférence, contactez Dr Olugbenga AdeOluwa (adeoluwaoo@yahoo.com).
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Email: h.bouagnimbeck@ifoam.org
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