| |  | | Septembre 2008 |
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- Communiqué de presse IFOAM : L’agriculture biologique au lieu d’intrants chimiques pour la sécurité alimentaire en Afrique
- OPPAZ attristé par le décès du chef de l’Etat zambien
- Réduction des prix des publications IFOAM
- L'aide à l'agriculture africaine
- Les petits producteurs d’Afrique du Sud poussés à planter des semences génétiquement modifiées
- Rapport sur l’atelier stratégique et de planification de ZOPPA
- Prochains événements relatifs à l’agriculture biologique
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| | 1. Communiqué de presse IFOAM : L’agriculture biologique au lieu d’intrants chimiques pour la sécurité alimentaire en Afrique
| | | La troisième conférence sur la révolution verte en Afrique se tiendra du 28 au 29 août 2008 à Oslo, en Norvège. Les représentants de haut niveau des banques et de l’industrie, dont la plupart sont engagés dans les semences et les engrais chimiques, se réunissent pour discuter des mesures pour une Révolution verte en Afrique. Tout en exprimant sa satisfaction de l’attention pour la situation de l’agriculture en Afrique, IFOAM exprime sa profonde préoccupation quant à l’orientation des négociations à Oslo : retour vers le passé au lieu de se tourner vers le futur, en négligeant les récents résultats scientifiques et de société.
Moses Kiggundu Muwanga, membre du Conseil mondial d’IFOAM et coordinateur du Mouvement national d’agriculture biologique d’Ouganda (NOGAMU), souligne que : « La crise alimentaire mondiale a des liens avec d'autres crises anthropiques et nous devons chercher des solutions qui répondent à ces crises de manière systématique. Mettre l'accent sur les engrais chimiques n'a pas de sens : ils émettent des gaz à effet de serre, aussi bien du fait de leur processus de production que de leur composition, principalement constituée d'oxyde nitreux. Ils contribuent ainsi aux changements climatiques. Avec l’augmentation des prix de l'énergie, le coût des engrais synthétiques augmentera encore plus et ceux-ci seront inaccessibles pour la plupart des agriculteurs de subsistance. »
De récents rapports et études internationaux supportent l’agriculture biologique comme une solution à la crise alimentaire en Afrique.
La séance de clôture intergouvernementale de l’Evaluation internationale des sciences et technologies au service du développement (IAASTD) [1] s’est tenue cette année, du 7 au 14 avril à Johannesburg (Afrique du Sud). Créée en 2002 par la Banque mondiale et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, l’IAASTD a débuté ses travaux en 2004 avec l'objectif d’améliorer la vie, la santé et la prospérité de milliers de paysans pauvres. Le principal message du rapport de synthèse de l’IAASTD est l’urgente nécessité de s’éloigner de l’agriculture industrielle qui est destructive et dépendante des intrants chimiques et d’adopter des méthodes agro-écologiques modernes pour la durabilité environnementale et des communautés locales. Encore plus de denrées alimentaires de meilleure qualité peuvent être produites sans détruire les conditions de vie rurales et les ressources naturelles. Les méthodes locales socialement et écologiquement adéquates sont la solution. L’IAASTD a également conclu que les techniques telles que le génie génétique ne sont pas des solutions à la flambée des prix des aliments, à la faim et à la pauvreté. Le rapport recommande finalement un nouveau paradigme pour l’agriculture axé sur le rôle des agriculteurs et particulièrement sur les paysans pauvres.
Dans le document de recherche sur l’agriculture biologique et l’offre globale de denrées alimentaire « Organic Agriculture and Global Food Supply » [2] publié en 2007, Barley et al. de l’université du Michigan ont examiné la productivité de l’agriculture biologique par le biais d’un modèle comparant les rendements des fermes biologiques et celui des fermes conventionnelles ou de production alimentaire de faible intensité. Les résultats de l’étude ont montré que l’agriculture biologique a le potentiel de produire assez de denrées alimentaires et de nourrir la population mondiale sans augmenter la surface agricole actuellement cultivée. Les rendements de l’agriculture biologique sont plus élevés que ceux des systèmes conventionnels dans les pays tropicaux comme ceux d’Afrique. En plus, la fixation d’azote par les légumineuses peut remplacer la quantité d’azote synthétique actuellement utilisée. Ces résultats montrent que l’agriculture biologique pourrait contribuer durablement à l’offre alimentaire globale tout en réduisant les effets négatifs préjudiciables de l’agriculture conventionnelle.
La Conférence de la FAO sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire tenue au mois de mai 2007 [3] avait pour objectif d’identifier le potentiel et les limites de l'agriculture biologique par rapport au défi de la sécurité alimentaire. En conclusion, l’agriculture biologique a été présentée comme une forme d’agriculture moderne car elle combine les pratiques traditionnelles et scientifiques. Elle a le potentiel de contribuer durablement à la sécurité alimentaire par la réduction drastique des coûts des intrants, une meilleure consommation d’éléments nutritifs par les ménages, la contribution à des situations d'urgence alimentaire de courte durée et à l’équilibre alimentaire. Elle joue aussi le rôle d’un employeur national en générant des emplois dans les zones rurales, et maximise les services environnementaux globaux tout en étant mise au défi de contribuer à atténuer les changements climatiques.
Le projet de Tigray [4] au nord de l'Ethiopie a réussi à inverser les développements agricoles négatifs dans une région autrefois gravement touchée par des problèmes tels que l'érosion des sols et la faim. Au sein de ce projet, des agriculteurs de subsistance pauvres, des chercheurs, des conseillers locaux, des experts agricoles et l'Institut pour le développement durable ont conçu ensemble un système cultural. Ce système est fondé sur les intrants locaux, la diversité biologique, et autres services environnementaux. Le projet a produit une série de résultats positifs tels que l’augmentation des rendements agricoles, l’augmentation des niveaux de la nappe phréatique, l’amélioration de la fertilité des sols, la diminution de la sensibilité à la sécheresse, l’augmentation des revenus et de meilleures conditions de vie.
Angela Caudle de Freitas, Directrice d’IFOAM, souligne que : « Ce n’est pas le moment de chercher des solutions à court terme à travers l’agriculture chimique. Il n’en a jamais été question et le monde aujourd’hui plus que jamais doit investir dans des solutions solides et durables qui bénéficient aux hommes et à l’environnement. »
--------- [1] http://www.agassessment.org/ [2] http://journals.cambridge.org [3] http://www.fao.org/organicag/food_docs.jsp [4] http://www.ifoam.org/about_ifoam/around_world/iao_pages
| | | | | 2. OPPAZ attristé par le décès du chef de l’Etat zambien
| | | Le conseil d’administration, l’équipe dirigeante, le personnel et tous les membres de l’Organic Producers and Processors Association of Zambia (OPPAZ) ont exprimé leur profonde tristesse après l'annonce du décès du chef de l’Etat zambien, Dr Levy Patrick Mwanawasa.
Le Dr Mwanawasa, 59 ans, est décédé en France le 19 août 2008 près de deux mois après avoir subi une attaque cérébrale en marge d’un sommet de l'Union africaine en Egypte.
« Le Dr Mwanawasa est considéré par la communauté bio zambienne comme un promoteur des pratiques biologiques et de la justice sociale. Il a été opposé à l'utilisation des méthodes de culture artificielles. Il a vigoureusement rejeté l’utilisation de matériaux transgéniques en Zambie lorsque certains pays occidentaux ont secrètement fait don du maïs génétiquement modifié pour apaiser la faim dans les zones rurales zambiennes. Le soutien pratique du Dr. Mwanawasa au développement de l’industrie bio manquera certainement à la Zambie et au monde bio. Que l'âme du Dr Mwanawasa repose en paix », a déclaré Munshimbwe Chitalu, directeur d’OPPAZ.
| | | | | 3. Réduction des prix des publications IFOAM
| | | IFOAM vide son stock : Les anciens livres et revues de plus de 2 ans sont actuellement disponibles à la boutique en ligne d’IFOAM à des prix réduits. Ceci est votre seule et unique chance !
| | | | | 4. L'aide à l'agriculture africaine | | | L’organisation UK Food Group vient de publier un rapport intitulé « Davantage d'aide à l'agriculture africaine : les implications politiques pour les petits agriculteurs » (en anglais seulement).
L’aide à l'agriculture africaine figure de nouveau sur l'agenda international dans le contexte des changements climatiques, les prix actuels des denrées alimentaires et de l’énergie et, par conséquent, les nouveaux investissements dans l'agriculture. La question importante est de savoir quels montants seront disponibles dans la pratique, pour quel type d’investissement et qui seront les bénéficiaires ? L’augmentation de l’aide à l’agriculture africaine sera-t-elle bénéfique aux petits producteurs à long terme ?
Le rapport conclut que les futures aides et programmes d'investissement pour l'agriculture doivent être adaptés aux nouveaux défis. L’agriculture et le développement rural en Afrique devront être encore plus axés sur les hommes, les denrées alimentaires et les approches environnementales durables si le développement de l'agriculture africaine doit servir à long terme les intérêts de la majorité des Africains.
Le rapport complet est téléchargeable sur : www.ukfg.org.uk/more-aid-for-african-agriculture.php.
| | | | | 5. Les petits producteurs d’Afrique du Sud poussés à planter des semences génétiquement modifiées | | | L'Afrique du Sud est le seul pays de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) au sein duquel les cultures génétiquement modifiées (GM) telles que le maïs, le coton et le soja sont cultivées à des fins commerciales. Depuis 1997, la culture des OGM est réglementée par la loi sur les organismes génétiquement modifiés.
Lesley Liddell, directeur de Biowatch, une ONG qui fait la promotion d'alternatives à la culture d’OGM en encourageant les producteurs à s'associer, à utiliser des engrais naturels et des produits non-chimiques, affirme que les petits producteurs sont « poussés » vers la culture de plantes génétiquement modifiées, par le ministère de l’agriculture d’Afrique du Sud à travers des promesses de prêts bancaires substantiels et de gains élevés. « Mais à la fin, la plupart des producteurs se retrouvent avec de grosses dettes parce qu'ils ne peuvent pas conserver les semences et sont obligés d'acheter les engrais et pesticides nécessaires pour la culture des OGM », affirme Liddell.
« Tout a l'air beau sur le papier, mais en fait, c'est une astuce intelligente pour avoir accès aux terres des populations. Les petits producteurs qui ont signé des accords sur les OGM, ont perdu rapidement le contrôle sur la gestion de leur semence, la production et au final leurs terres. Ceci signifie qu'ils ont perdu leur souveraineté alimentaire », déclare Mariam Mayet, directrice du Centre africain de biosécurité. « Les OGM marginalisent les petits producteurs pauvres. Nous vivons des temps difficiles et devons lutter pour le droit de tout être humain à avoir un accès aux terres et aux ressources. Mais nous n'abandonnerons pas.», explique Mayet.
Pour plus d’informations, visitez : http://ipsnews.net/news.asp?idnews=43256.
| | | | | 6. Rapport sur l’atelier stratégique et de planification de ZOPPA | | | Du 18 au 19 août 2008, le Zimbabwe Organic Producers' and Processors' Association (ZOPPA) a réuni 30 de ses membres pour un atelier stratégique et de planification. La réunion a été financée par Hivos et avait pour objectif de :
- Réunir les principaux membres de ZOPPA pour discuter du futur de l’organisation, particulièrement sa gestion, sa gouvernance et son identité.
- Définir clairement le but, la mission et les objectifs de ZOPPA.
- Définir et décrire les principales composantes du programme de l’organisation et les stratégies de mise en œuvre.
- Elaborer un plan stratégique triennal en accord avec la vision et la mission de l’organisation.
IFOAM était officiellement représenté à cet atelier par Moses Kiggundu Muwanga, membre du Conseil mondial d’IFOAM et coordinateur national du National Organic Agricultural Movement of Uganda (NOGAMU). Les participants ont été fortement inspirés par les contributions de Moses sur les expériences de NOGAMU lors de l’élaboration de la meilleure voie future de ZOPPA.
La réunion a approuvé les conclusions suivantes :
- La révision de la structure institutionnelle de ZOPPA devrait continuer.
- ZOPPA devrait préconiser l’élaboration d'une solide politique gouvernementale favorable au développement de l'agriculture biologique à tous les niveaux au Zimbabwe.
- ZOPPA devrait sensibiliser davantage les producteurs et les consommateurs sur l’agriculture biologique.
- ZOPPA devrait développer les cahiers de charge sur la production bio au Zimbabwe et simplifier le processus de certification sur le marché national.
Pour plus d’informations, contactez Fortunate Nyakanda.
| | | | | 7. Prochains événements relatifs à l’agriculture biologique
| | | Natural and Organic Products Exhibition Du 17 au 19 octobre 2008 Cape Town (Afrique du Sud) Les frais de location de stand seront réduits de 10% pour les membres d’IFOAM à cette exposition.
Atelier national sur l’agriculture biologique Du 23 au 26 octobre 2008 Antananarivo (Madagascar) Pour plus d’informations, contactez : Andrianjaka Rajaonarison.
Assemblée générale triennale de PELUM et Symposium sur la diversité alimentaire internationale pour l’Afrique Morogoro (Tanzanie) Du 27 au 30 octobre 2008 Pour plus d’informations, contactez : Marjorie Chola Chonya.
Sommet de l’agriculture biologique en Afrique de l’Ouest Du 17 au 21 novembre 2008 Abeokuta, Ogun State (Nigeria) Pour plus d’informations, contactez : Dr Olugbenga O. AdeOluwa.
Towards Food Security and Sustainable Rural Development in Africa Du 23 au 27 novembre 2008 Addis Ababa (Ethiopie) Pour plus d’informations, contactez Sue Edwards.
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Email: h.bouagnimbeck@ifoam.org
Head Office Contact Information Charles-de-Gaulle-Str. 5 53113 Bonn, Germany Tel: +49-228-92650-10 Fax: +49-228-92650-99 Email: headoffice@ifoam.org
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